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07.10.2008

histoire de vtt un jour de pluie

Dimanche 6 heures du matin

L'homme se lève sans faire de bruit, pour ne pas réveiller son épouse.

Il charge son vtt dans la voiture et s'en va.

Arrivé sur le parcours il se met à tomber des trombes d'eau.

Sa matinée est foutue, il décide de rentrer chez lui.

Il se déshabille sans faire de bruit, et se recouche doucement tout près de son épouse et

lui chuchote à l'oreille " il pleut comme vache qui pisse " et

elle répond " quand je pense que l'autre con est entrain de pédaler "

La morale dans cette histoire !!!!!!!!!!!!

LA PLUIE

Ah encore de la pluie aujourd'hui.

 

LA PLUIE

 

Longue comme des fils sans fin , la longue pluie

Interminablement, à travers le jour gris,

Ligne les carreaux verts avec ses longs fils gris,

Infiniment, la pluie,

La longue pluie,

La pluie .

 

Elle s'éffile ainsi, depuis hier soir,

Des haillons mous qui pendent,

Au ciel maussade et noir.

Elle s'étire, patiente et lente,

Sur les chemins, depuis hier soir,

Sur les chemins et les venelles,

Continuelle.

 

                                                                                    

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Au long des lieues,

Qui vont des champs vers les banlieues,

Par les routes interminablement courbées,

Passent, peinant, suant, fumant,

En un profil d'enterrement,

Les attelages, bâches bombées;

Dans les ornières régulières

Parallèles si longuement

Qu'elles semblent, la nuit, se joindre au firmament,

L'eau dégoutte, pendant des heures;

Et les arbres pleurent et les demeures,

Mouillés qu'ils sont de longue pluie,

Tenacement, indéfinie.

 

Les rivières, à travers leurs digues pourries,

Se dégonflent sur les prairies,

Où flotte au loin du foin noyé;

Le vent gifle aulnes et noyers;

Sinistrement, dans l'eau jusqu'à mi-corps,

De grands boeufs noirs beuglent vers les cieux tors;

 

Le soir approche, avec ses ombres,

Dont les plaines et les taillis s'encombrent,

Et c'est toujours la pluie

La longue pluie

Fine et dense, comme la suie.

 

La longue pluie,

La pluie et ses fils identiques

Et ses ongles systématiques

Tissent le vêtement,

 

                                                                                

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 Maille à maille, de dénûment,

Pour les maisons et les enclos

Des villages gris et vieillots:

Linges et chapelets de loques

Qui s'éffilochent,

Au long de bâtons droits;

Bleus colombiers collés au toit;

Carreaux, avec, sur leur vitre sinistre,

Un emplâtre de papier bistre,

Logis dont les gouttières régulières,

Forment des croix sur des pignons de pierre;

Moulins plantés uniformes et mornes

Sur leur butte, comme des cornes.

 

                                                                                     

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Clochers et chapelles voisines,

La pluie,

La longue pluie,

Pendant l'hiver, les assassine.

 

La pluie,

La longue pluie, avec ses longs fils gris.

Avec ses cheveux d'eau, avec ses rides,

La longue pluie

Des vieux pays,

Eternelle et torpide !

 

EMILE VERHAEREN (1855-1916)