logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

02/05/2014

Pont-château

 

P1060166.JPG

Histoire du Calvaire

En guise de préambule à l'étonnante histoire du Calvaire de Pont-Château, il est bon de rapporter une tradition orale transmise de générations en générations.
 
Un jour, le 31 janvier 1673, il s'est passé quelque chose en ce lieu. Des croix lumineuses, environnées d'étendards sont apparues dans le ciel, un bruit terrible a été entendu. Les troupeaux qui paissaient sur la lande se sont enfuis, épouvantés. Une heure durant, des chants célestes ont jeté l'étonnement et le mystère dans les métairies voisines... Ce jour-là naissait à Montfort-la-Canne, aujourd'hui Montfort-sur-Meu, celui que l'Église appelle du beau nom de Hérault de la Croix, Louis-Marie Grignion de Montfort, que le peuple se plaira à appeler « le bon Père de Montfort »
 
Tout a commencé le 1er mai 1709, sous le règne de Louis XIV.
À la fin de la mission qu'il venait de donner à Pont-Château, le Père de Montfort - il avait 36 ans - proposa à la paroisse enthousiasmée un contrat d'Alliance et l'établissement d'un Calvaire monumental. Cette idée de construire un calvaire grandiose, Montfort l'avait en tête depuis longtemps. Il avait d'ailleurs dans ses « bagages » de missionnaire un magnifique Christ de 2 mètres.
 
 L'emplacement qui fut choisi en définitive se situait sur la lande de la Madeleine, là où se trouvait jadis la léproserie du Pont (ainsi se nommait Pont-Château avant la Révolution).
 
Dans certains écrits, il est noté que Montfort avait pensé construire son Calvaire à Sainte Reine de Bretagne. On peut imaginer que les premiers coups de pioche furent donnés dans ce qui n'était alors qu'un petit village. Il faut ici relater une jolie légende qui raconte que dès que le monticule de terre commença à s'élever, les bénévoles remarquèrent que régulièrement deux petites colombes venaient prélever de la terre dans leur bec. Étonnés  par ce va et vient des volatiles, ils suivirent leur trajet et s'aperçurent avec stupéfaction qu'elles déposaient méticuleusement leur précieuse bectée sur la lande de la Madeleine. Montfort vit là un signe de la Providence et décida que son projet se réaliserait à cet endroit. « Faisons un calvaire ici, faisons un calvaire !»
 
Quoiqu'il en soit, d'octobre 1709 à septembre 1710, des milliers de travailleurs bénévoles venus de la région, et même d'Espagne et des Flandres ( sans doute des pèlerins qui se rendaient vers quelque sanctuaire célébre), érigèrent à la gloire de la croix du Christ un monument qui semblait devoir défier le temps.
 
Un collaborateur du Père de Montfort, le Père Olivier témoigne : « J'ai vu ordinairement 4 à 500 personnes y travailler ensemble. Les uns bêchaient la terre, d'autres la chargeaient, d'autres la portaient dans des hottes. J'ai compté jusqu'à 100 paires de boeufs pour tirer les charrettes. J'ai vu retirer des douves des pierres qui pesaient jusqu'à 800 kilos. J'ai vu toutes sortes de gens travailler à ces terrassements. Des Messieurs, des Dames de qualité, et même des prêtres, qui portaient la terre par dévotion. J'ai vu des peuples y venir de tous côtés. Il y en avait même d'Espagne et des Flandres... ». Cantiques et « Ave Maria » rythmaient le travail de ces « nouveaux croisés » ! Montfort continuait cependant de prêcher des missions dans la région. Il venait chaque semaine visiter le chantier et encourager ses travailleurs.
 
Montfort avait tenu à visualiser par des figures, voire par des représentations bibliques, le Jardin de l'Eden, le Jardin de l'Agonie... Mais l'essentiel du message est plus profond.

P1060173.JPG

 Église sainte -Croix de Montfort

 P1100034.JPG

P1100033.JPG

 Le haut du porcheP1100025.JPG

P1100028.JPG

 

P1100032.JPG

  

P1100027.JPG

P1100026.JPG

p8184096-376f9cf.jpg

La visite était après le ramassage des huitres

P1030310.JPG

P1100036.JPG

P1100035.JPG    Des berniques , très bonnes cuites à l'ail et persil

Demain marche gourmande

Bonne fin de journée

 

Commentaires

Coucou la Vendée !
Il est magnifique ce calvaire et la légende avec les colombes est jolie. Coucou Tom je te vois trop tard tu n'as pas pu te cacher comme ton copain d'à côté ;-) la photographe a été plus vive que toi. Les huîtres mangées ainsi je ne connais pas. Gros bizoux à Tom et à toi Anne-Marie, des deux Comtois ma foi !

Écrit par : françoise la comtoise | 02/05/2014

Oh que c'est bon les berniques à ta sauce !!! les enfants disent des "chapeaux chinois"
le calvaire de Pontchateau vaut le détour...
bisou

Écrit par : Marylène | 02/05/2014

J'ai vu et visité ce calvaire, mais je n'en connaissais pas toute l'histoire.....
Je serai tentée par ces belles huitres....Bonne soirée
Bisous
Anita

Écrit par : anita | 02/05/2014

Imposant ce calvaire, un peu comme en Bretagne mais différent. Maintenant à table pour la dégustation !

Bisous.

Écrit par : judith | 05/05/2014

Un beau site à visiter et puis, s'il y a des huîtres et des coquillages à proximité, alors...

Bonne journée, bises,
Gérard.

Écrit par : CHAP | 05/05/2014

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique