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04/02/2010

Le 4 février

Jacques Prévert est né un 4 février 1900

Jacques Prévert naît au 19 de la rue de Chartres à Neuilly-sur-Seine (act. Hauts-de-Seine) le 4 février 1900. Il y passe son enfance. Son père André Prévert, fait divers métiers pour gagner sa vie et de la critique dramatique et cinématographique par plaisir. Il l'amène souvent au théâtre et au cinéma. Suzanne, sa mère (née Catusse), l'initie à la lecture. Il s'ennuie à l'école, et dès 15 ans, après son certificat d'études, il la quitte et multiplie les petits travaux, notamment au grand magasin Le Bon Marché. D'abord mobilisé en 1918, son service militaire se poursuit à Saint-Nicolas-de-Port où il rencontre Yves Tanguy avant d'être envoyé à Istanbul où il fera la connaissance de Marcel Duhamel

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Un poème de Jacques Prévert

 

Déjeuner du matin

 

Il a mis le café

Dans la tasse

Il a mis le lait

Dans la tasse de café

Il a mis le sucre

Dans le café au lait

Et il a repossé la tasse

Sans me parler

Il a allumé

Une cigarette

ll a fait des ronds

Avec la fumée

Il a mis les cendres

Dans le cendrier

Sans me parler

Sans me regarder

Il s'est levé

Il a mis

Son châpeau sur sa tête

Il a mis

Son manteau de pluie

Parcequ'il pleuvait

Et il est parti

Sous la pluie

Sans une parole

Sans me regarder

Et moi j'ai pris

Ma tête dans ma main

Et j'ai pleuré


Prévert fait éclater le caractère conventionnel du discours par les jeux de mots. Sa poésie est constamment faite de jeux sur le langage (calembours, inventions burlesques, néologismes, lapsus volontaires…) dont le poète tire des effets comiques inattendus (un humour parfois noir), des significations doubles ou encore des images insolites.

De même ses poèmes fourmillent de jeux de sons, de combinaisons pour l'oreille (allitérations, rimes et rythmes variés) qui paraissent faciles mais dont Prévert fait un usage savant. Enfin, il ne faut pas négliger, comme l'a fait remarquer Danièle Gasiglia-Laster dans son introduction aux Œuvres Complètes de Prévert dans la Bibliothèque de la Pléiade, les apports du surréalisme dont on retrouve les traces : inventaires, énumérations hétéroclites d'objets et d'individus, additions de substantifs ou d'adjectifs, etc. Il est friand des procédés de l'image, de la métaphore et de la personnification (animal, objet, humain).

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Jardin à Saint Germain-des-Vaux

 

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A côté de sa tombe celle de sa femme et de sa fille

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fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Prévert -


I

22:40 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (4)

30/01/2010

MARTINE

Sainte Martine naquit à Rome de parents illustres. Son père avait été trois fois consul et s’était distingué par une foi vive et une charité ardente. Après sa mort, Martine vendit ses biens et consacra l’argent à des oeuvres de miséricorde. L’empereur Alexandre régnait et persécutait les chrétiens. Des gens occupés à rechercher les serviteurs de Jésus-Christ trouvèrent sainte Martine en prières dans une église et l’arrêtèrent. Comme elle ne fit aucune difficulté de les suivre, ils crurent avoir fait une conquête ; mais, conduite à l’empereur, elle refusa de sacrifier aux idoles ; celui-ci ne l’en fit pas moins conduire au temple d’Apollon. En y entrant, Martine, s’armant du signe de la Croix, pria Jésus-Christ, et à l’instant il se fit un effroyable tremblement de terre qui renversa une partie du temple et brisa l’idole. L’empereur, irrité, commanda qu’on frappât la vierge à coups de poings et qu’on l’écorchât avec des ongles de fer ; Martine souffrit avec une telle patience, que les bourreaux, lassés, furent remplacés par d’autres qu’une lumière divine renversa et convertit.

Conduite de nouveau devant l’empereur, Martine refusa pour la seconde fois de sacrifier aux idoles ; Alexandre la fit attacher à quatre pieux et fouetter si cruellement et si longtemps que les bourreaux s’arrêtèrent de fatigue. Martine fut reconduite en prison, et on versa dans ses plaies de l’huile bouillante ; mais des Anges vinrent la fortifier et la consoler. Le lendemain, la vierge fut conduite au temple de Diane que le démon quitta aussitôt avec des hurlements horribles, en même temps la foudre renversait et brûlait une partie du temple avec ses prêtres. L’empereur, effrayé, laissa Martine aux mains du président Justin qui la fit si cruellement déchirer avec des peignes de fer, qu’il la crut morte ; mais s’apercevant qu’il se trompait : "Martine, lui dit-il, ne veux-tu pas sacrifier aux dieux et te préserver des supplices qui te sont préparés ? - J’ai mon Seigneur Jésus-Christ qui me fortifie, et je ne sacrifierai pas à vos démons." Le président, furieux, commanda de la reconduire en prison.

L’empereur, informé de ce qui s’était passé, ordonna que Martine fût menée dans l’amphithéâtre afin d’y être exposée aux bêtes ; mais un lion, qu’on lâcha pour la dévorer, vint se coucher à ses pieds et lécha ses plaies ; mais comme on le ramenait à son antre, il se jeta sur un conseiller d’Alexandre et le dévora. Ramenée en sa prison, Martine fut encore une fois conduite au temple de Diane, et comme elle refusait toujours de sacrifier, on déchira de nouveau son pauvre corps dont on voyait tous les os. "Martine, lui dit un des bourreaux, reconnais Diane pour déesse, et tu seras délivrée. - Je suis chrétienne et je confesse Jésus-Christ." Sur ces paroles, on la jeta dans un grand feu préparé à l’avance, mais le vent et la pluie, qui survinrent à l’instant, dispersèrent le bûcher et brûlèrent les spectateurs. On retint la Sainte trois jours durant dans le temple, après toutefois qu’on lui eût fait couper les cheveux. L’empereur la croyait magicienne et s’imaginait que sa force résidait dans sa chevelure. Elle fut tout ce temps sans rien prendre, chantant continuellement les louanges de Dieu. Ne sachant plus que faire, Alexandre lui fit couper la tête. Le corps de Martine demeura plusieurs jours exposé sur la place publique, défendu par deux aigles qui restèrent jusqu’au moment où un nommé Ritorius put lui donner une honorable sépulture.

 

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Je pense que beaucoup connaissent les histoires de Martine petite fille.

Voilà celui qui donna vie à toutes ses aventures



 

Né en 1923, Gilbert Delahaye fait ses études à Tournai et entre, en 1944, chez Casterman comme ouvrier typographe. Connu par ailleurs pour ses écrits poétiques (il obtiendra le prix Prévert en 1985), il se voit confier par la maison d'édition la mission de donner vie à une fillette, dont les aventures pourraient être déclinées en une série d'albums. C'est ainsi qu'en 1953 naît le personnage de Martine, avec la complicité du dessinateur Marcel Marlier. Martine à la ferme et Martine en voyage paraissent en 1954. Jusqu'à sa mort, en 1997, Gilbert Delahaye écrira chaque année une nouvelle aventure pour son héroïne.

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Pour aller à la pêche, Martine a acheté un filet. Elle pousse le filet dans l'eau. De temps en temps, elle le relève.
- Regarde, il est plein de crevettes, dit Nicole. Elles ont une petite moustache, des yeux gros comme une tête d'épingle et une queue en éventail.
- Tiens, il y a un crabe dans le filet.
- Comme il est drôle ! Il avance de travers.
- Mettons-le dans notre seau avec un peu d'eau et du sable.

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Un petit retour dans la jeunesse

10:25 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (5)

14/01/2010

RIEN A CHANGE

Les leçons de l'Histoire

" Évolution de la société" !




Colbert : Pour  trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus.  J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y  prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au  cou…

Mazarin : Quand on  est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on  va en prison.
Mais l’Etat…  L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison.  Alors, il continue, il creuse la dette !
Tous les Etats font  ça.

Colbert : Ah  oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent.  Et comment  en trouver  quand on a déjà créé tous les impôts  imaginables ?

Mazarin : On  en crée d’autres. Colbert : Nous ne pouvons pas  taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

Mazarin : Oui,  c’est impossible.

Colbert : Alors, les  riches ?

Mazarin : Les  riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus.     Un riche qui  dépense fait vivre des centaines de  pauvres.

Colbert : Alors, comment fait-on ?

Mazarin : Colbert,  tu raisonnes comme un fromage (comme un pot de chambre sous le  derrière d'un malade) ! il y a quantité de gens   qui  sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui  travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres !  C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours  plus ! Ceux là !

Plus tu leur  prends, plus ils travaillent pour compenser… C’est un réservoir  inépuisable.

Extrait du  « Diable  Rouge


08:03 Publié dans HISTOIRE | Lien permanent | Commentaires (4)

 
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