20.01.2008
HÂTE-TOI
HÂTE-TOI
Hâte-toi, hâte-toi, le printemps est ici
Vois-tu la primevère, au jardin qui fleurit ?
Regarde ! elle sourit de bonheur et de vie,
Elle nous dit bonjours, allons vers cette amie!
Hâtons-nous, hâtons-nous, courons vers cette enfant
Attendrissante et belle, et soyons ses galants!
Aimons-la, enchantés, à la fête éclatante,
Soyons ses chevaliers, elle est belle, émouvante!
Halte-là, halte-là! on dirait qu'elle rit,
Entends-tu sa voix douce, elle est au paradis,
Attention à tes pas! qu'elle est jolie!
Eh, ne l'écrase pas! je l'aime à la folie!
Va-t'en, manant, tu n'es qu'un mécréant,
Et ne crois surtout pas que je pars sur le champ;
Laisse-moi seul ici, auprès de mon amante,
A lui conter fleurette, à la trouver charmante.
poème d'un garçon que j'ai connu
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20.11.2007
POUR LES PAUVRES
Ce poème a été écrit le 22 janvier 1830 par VICTOR HUGO , il est encore d'actualité
POUR LES PAUVRES
Dans vos fêtes d'hiver, riches, heureux du monde,
Quand le bal tournoyant de ses feux vous inonde,
Quand partout à l'entour de vos pas vous voyez
Briller et rayonner cristaux, miroirs, balustres,
Candélabres ardents, cercle étoilé des lustres,
Et la danse, et la joie au front des conviés;
Tandis qu'un timbre d'or sonnant dans vos demeures
Vous change en joyeux chant la voix grave des heures,
Oh! songez-vous parfoisque, de faim dévoré,
Peut-être un indigent dans les carrefours sombres
S'arrête, et voit danser vos lumineuses ombres
Aux vitres du salon doré ?
Songez-vousqu'il est là sous le givre et la neige,
Ce père sans travail que la famine assiège ?
Et qu'il se dit tout bas:"pour un seul que de biens!
A son large festin que d'amis se récrient!
Ce riche est bien heureux, ses enfants lui sourient!
Rien que dans leurs jouets que de pain pour les miens!"
Et puis à votre fête il compare en son âme
Son foyer où jamais ne rayonne une flamme,
Ses enfants affamés, et leur mère en lambeau,
Et, sur un peu de paille, étendue et muette,
L'aïeule, que l'hiver, hélàs! a déjà faite
Assez froide pour le tombeau!
Car Dieu mit ces degrés aux fortunes humaines.
Les uns vont tout courbés sous le fardeau des peines;
Au banquet du bonheur bien peu son conviés.
Tous n'y sont point assis également à l'aise.
Une loi, qui d'en bas semble injuste et mauvaise,
Dis aux uns:JOUISSEZ! aux autres: ENVIEZ!
Cette pensée est sombre, amère, inexorable,
Et fermente en silence au coeur du misérable.
Riches, heureux du jour, qu'endort la volupté,
Que ce ne soit pas lui qui des mains vous arrache
Tous ces biens superflus où son regard s'attache;
Oh! que ce soit la charité!
L'ardente charité, que le pauvre idôlatre!
Mère de ceux pour qui la fortune est marâtre,
Qui relève et soutient ceux qu'on foule en passant,
Qui, lorsqu'il le faudra, se sacrifiant toute,
Comme le Dieu martyr dont elle suit la route,
Dira: "buvez! mangez! c'est ma chair et mon sang"
Que ce soit elle, oh! oui, riches! que ce soit elle
Qui, bijoux, diamants, rubans, hochets, dentelles,
Perles, saphirs, joyaux toujours faux, toujours vains,
Pour nourrir l'indigent et pour sauver vos âmes,
Des bras de vos enfants et du sein de vos femmes
Arrache tout à pleines mains!
Donnez, riches! l'aumône est soeur de la prière.
Hélàs! quand un vieillard, sur votre seuil de pierre,
Tout roidi par l'hiver, en vain tombe à genoux;
Quand les petits enfants, les mains de froid rougies,
Ramassent sous vos pieds les miettes des orgies,
La face du seigneur se détourne de vous.
Donnez! afin que Dieu, qui dote les familles,
Donne à vos fils la force, et la grace à vos filles;
Afin que votre vigne ait toujours un doux fruit
Afin qu'un blé plus mûr fasse plier vos granges
Afin d'être meilleurs; afin de voir les anges
Passer dans vos rêves la nuit!
Donnez! il vient un jour où la terre nous laisse.
Vos aumônes là-haut vous font une richesse.
Donnez! afin qu'on dise: "il a pitié de nous!"
Afin que l'indigent que glacent les tempêtes,
Que le pauvre qui souffre à côté de vos fêtes,
Au seuil de vos palais fixe un oeil moins jaloux.
Donnez! pour être aimés du Dieu qui se fit homme,
Pour que le méchant même en s'inclinant vous nomme
Pour que votre foyer soit calme et fraternel:
Donnez! afin qu'un jour à votre heure dernière,
Contre tous vos péchés vous ayez la prière
D'un mendiant puissant au ciel
VICTOR HUGO
source" http://fr.wikisource.org/wiki/pour les pauvres"
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15.08.2007
MARIE
à MARIE
Si quelque amoureux passe en Anjou par Bourgueil,
Voie un pin qui s'élève au-dessus du village,
Et là, sur le sommet de son pointu feuillage,
Verra ma liberté triomphe d'un bel oeil,
Qu'Amour victorieux, qui se plaît de mon deuil,
Appendit pour trophée et pour servile hommage,
Afin qu'à tous passants elle fût témoignage
Que l'amoureuse vie est un plaisant cercueil.
Je ne pouvais trouver plante plus estimée
Pour prendre ma dépouille, en qui fût transformée
La jeune peau d'Atys dessus le mont Idé
Mais entre Atys et moi il y a différence,
C'est qu'il fût amoureux d'un visage ridé
Et moi d'une beauté qui ne sort que d'enfance.
Marie, levez-vous, ma jeune paresseuse,
Jà la gaie alouette au ciel a fredonné,
Et jà le rossignol doucement jargonné,
Dessus l'épine assis, sa complainte amoureuse.
Sus debout! allons voir l'herbelette perleuse,
Et le beau rosier de boutons couronné,
Et vos oeillets mignons auxquels aviez donné,
Hier au soir, de l'eau d'une main si soigneuse.
Harsoir, en vous couchant vous jurâtes vos yeux
D'être plus tôt que moi ce matin éveillée;
Mais de dormir de l'Aube aux filles gracieux
Vous tient d'un doux sommeil la paupière sillée.
Je vais baiser vos yeux et votre beau tétin
Cent fois pour vous apprendre à vous lever matin.
Douce, belle, amoureuse et bienfleurante Rose,
Que tu es à bon droit aux amours consacrée!
Ta délicate odeur hommes et dieux recrée,
Et bref, Rose, tu es belle sur toute chose.
Marie pour son chef un beau bouquet compose
De ta feuille, et toujours sa tête en est parée:
Toujours cette Angevine, unique Cythérée,
Du parfum de ton eau sa jeune face arrose.
Ha dieu! que je suis aise alors que je te voi
Eclore au point du jour sur l'épine à requoi,
Aux jardins de Bourgueil près d'une eau solitaire!
De toi les Nymphes ont le coude et le sein,
De toi l'Aurore emprunte et sa joue et sa main,
Et son teint la beauté qu'on adore en Cythère.
19:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.07.2007
BEAU VOYAGE
Heureux qui, comme ULYSSE, a fait un beau voyage
Heureux qui, comme ULYSSE, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge!
Quand reverrai-je , hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup d'avantage ?
Plus me plaît le séjour qu'on bâti mes aieux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plait l'ardoise fine.
Plus mon loir gaulois, que le Tibre latin
plus mon petit Liré que le mont paladin
Et plus Que l'air marin la douceur angevine
JOACHIM DU BELLAY (1522-1560 )
07:35 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.07.2007
LES ACCROCHES-COEURS
LES ACCROCHES-COEURS
Ravivant les langueurs nacrées
De tes yeux battus et vainqueurs,
En mèches de parfum lustées
Se courbent deux accroches-coeurs.
A voir s'arrondir sur tes joues
Leurs orbes tournés par tes doigts,
On dirait les petites roues
Du char de Mab fait d'une noix;
Ou l'arc de l'amour dont les pointes,
Pour une flèche à décocher;
En cercle d'or se sont rejointes
A la tempe du jeune archer.
Pourtant un scrupule me trouble
Je n'ai qu'un coeur, alors pourquoi;
Coquette, un accroche-coeur double?
Qui donc y pends-tu près de moi ?
15:38 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
13.07.2007
14 JUILLET
C'était le soir d'un quatorze juillet
Quelques lampions qui tremblaient sur un fil
Faisaient briller solitaire et discret
Un petit bal au milieu de la ville
Bal petit bal
Où je t'ai connue
Souviens-toi
Tu n'étais pour moi
Ce soir-là
Rien qu'une inconnue
Bleus ou bien verts
Tes yeux lumineux sont si clairs
Ils m'ont mis la tête à l'envers
Sur un air de fête
Je me souviens du patron sympathique
Qui disputait politique avec l'argent flegmatique
Et pour nous deux un seul musicien paresseux
Et le vent léger qui faisait voler tes cheveux
Et quand le dernier lampion s'est éteint
Un grand amour était né dans la ville
C'était le nôtre dansant au matin
Dans le petit bal devenu tranquille
poème de Jacques Prévert
14:00 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
11.06.2007
LA cigale et la fourmi
Tu connais la version de cette fabe ?
Il était une fois une fourmi et une gigale qui étaient amies
Pendant tout l' automne la petite fourmi travailla sans relache pour sa nourriture de l'hiver elle ne profita de rien.
Pendant ce temps , la cigale faisait la fête, chantant tout l' automne .
Quand vint le froid la petite fourmi exténuée se réfugia dans sa modeste maison.
Dehors quelqu'un l' appela et ouvrant la porte elle fut héberluée de voir son amie la cigale au volant d'une ferrari et portant un manteau de fourrure!.
lA CIGALE LUI DIT
Bonjour mon amie , je vais à Paris
LA PETITE FOURMI LUI REPONDIT
Où as-tu trouvé l' argent pour aller à Paris ?
ET LA CIGALE
Figure toi je chantait et un producteur a aimé ma voix. J ai signé un contrat.
LA MORALE
Profitez de la vie, trouvez le bon équilibre entre le travail et les loisirs, car travailler n' apporte des avantages que dans les fables de la FONTAINE.
Travaillez et profitez de la vie, car elle est unique.Si vous ne trouvez pas votre moitié d' orange, ne vous découragez pas, cherchez un demi citron, ajoutez-lui du sucre, de l'accol, des glaçons et soyez heureux !...
Et souvenez-vous de ceci : ne vivre que pour travailler fait du bien..... au patrimoine du patron.!
photo yvan Larmmerant
texte inconnu
15:17 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
25.05.2007
FETE DES MERES
Avec un peu d' avance , je souhaite une bonne fête à toutes les MAMANS.
Un extrait du livre de ma mère d ' ALBERT COHEN
Louange à vous , mères de tous les pays , louange à vous en votre soeur ma mère , en la majesté de ma mère morte , mère de toute la terre ,nos dames les mères, je vous salue,...je vous salue, mères pleine de grâce, saintes sentinelles, courage et bonté, chaleur et regard d' amour, vous aux yeux qui devinent, vous qui savez tout de suite si les méchants nous ont fait de la peine, vous , seuls humains en qui nous puissions avoir confiance et qui jamais, jamais ne nous trahirez, je vous salue, mères qui pensez à nous sans cesse et jusque dans vos sommeils, mères qui pardonnez toujours et caressez nos fronts de vos mains flétries, mères qui nous attendez, mères qui êtes toujours à la fenêtre pour nous regarder partir, mères qui nous trouvez incomparables et uniques, mères qui ne vous lassez jamais de nous servir et de nous couvrir et de nous border au lit même si nous avons quarante ans, qui ne nous aimez pas moins si nous sommes laids, ratés, avilis, faibles ou lâches, mères qui parfois me faites croire en dieu.
Proverbe danois
Assis sur les genoux d' une mère pauvre , tout enfant est riche
16:52 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.05.2007
DEBUT DU POEME RONSARD
Versons ces roses près ce vin ,
Près de ce vin versons ces roses ,
Et boivons l' un à l' autre , afin
Qu' au coeur nos tristesses encloses
Prennent en boivant quelque fin .
La belle rose du printemps ,
Aubert , admoneste les hommes
Passer joyeusement le temps ,
Et pendant que jeunes nous sommes ,
Ebattre la fleur de nos ans .
Tout ainsi qu' elle défleurit ,
Fanie en matinée ,
Ainsi notre âge se flétrit ,
Las ! et en moins d' une journée
LE printemps d' un homme périt .
Ne vis-tu pas hier brinon
Parlant et faisant bonne chère ,
Qui las ! aujourd' hui n' est sinon
Qu' un peu de poudre en une bière ,
Qui de lui n' a rien que le nom ?
Nul ne dérobe son trépas ,
Charon serre tout en sa nasse ,
Rois et pauvres tombent là-bas :
Mais cependant le temps se passe ,
Rose , et je ne te chante pas .
La rose est l' honneur d' un pourpris ,
La rose est des fleurs la plus belle ,
Et dessus toutes a le prix :
C'est pour cela que je l' appelle
La violette de cypris .
La rose est le bouquet d' amour ,
La rose est le jeu des charites ,
La rose blanchit tout au tour
Au matin de perles petites
Qu' elle emprunte du point du jour .
La rose est le parfum des dieux ,
La rose est l' honneur des pucelles ,
LIRE LA SUITE SUR POUR CHRISTIAN
16:13 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
pour christian le grillon heureux
RONSARD : Versons ces roses près ce vin .
Qui leur sein beaucoup aiment mieux
Enrichir de roses nouvelles ,
Que d' un or tant soit précieux.
Est-il rien sans elle de beau ?
La rose embellit toutes choses ,
Vénus de roses a la peau ,
Et l' aurore a les doigts de roses ,
Et le front le soleil nouveau.
Les nymphes de rose ont le sein ,
Les coudes , les flancs et les hanches:
Hébé de roses a la main ,
Et les charites , tant soient blanches ,
Ont le front de roses tout plein .
Que le mien en soit couronné ,
Ce m' est un laurier de victoire :
Sus , appelons le deux-fois-né ,
Le bon père , et le faisons boire ,
De ces roses environné .
Bacchus , épris de la beauté
Des roses aux feuilles vermeilles ,
Sans elles n' a jamais été ,
Quand en chemise sous les treilles
Il boit au plus chaud de l' été .
15:33 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





