19/02/2010

BONHEUR

Poème du bonheur

 

On se persuade souvent soi-même que la vie sera meilleure après s'être marié, après avoir eu un enfant, et ensuite, après en avoir eu un autre.

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Plus tard, on se sent frustré, parce que nos enfants ne sont pas encore assez grands et on pense que l'on sera mieux.............Quand ils le seront .On est alors convaincu que l'on sera plus heureux quand ils auront passé cette étape.

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On se dit que notre vie sera complète quand les choses iront mieux pour notre conjoint.

Quand on possèdera la plus belle voiture.

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Ou une plus belle maison

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Quand on pourra aller en vacances

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Quand on sera à la retraite

La vérité est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que

--------------------Le moment présent-------------------

Si ce n'est pas maintenant

--------------------Quand serait-ce ?

La vie sera toujours pleine de défis à atteindre et de projets à terminer

Il est préférable de l'admettre et de décider d'être heureux, maintenant qu'il est encore temps.

Pendant longtemps, j'ai pensé que ma vie allait enfin commencer.

-------------------LA VRAIE VIE !!-------------------

Mais il y avait toujours un obstacle sur le chemin, un problème qu'il fallait résoudre en premier, un thème non terminé, un temps à passer, une dette à payer.

Et alors la vie allait commencer !!!

Jusqu'à ce que je me rende compte que ces obstacles étaient justement ma vie.

Cette perspective m'a aidé à comprendre qu'il n'y a pas un chemin qui mène au

-----------------BONHEUR----

Le bonheur est le chemin

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Ainsi passe chaque moment que nous avons et plus encore !

Quand on partage ce moment avec quelqu'un de spécial, suffisamment spécial pour partager notre temps et, que l'on se rappelle que le temps n'attend pas.

Alors, il faut arrêter d'attendre de terminer ses études, d'augmenter son salaire, de se marier, d'avoir des enfants, que ses enfants partent de la maison ou, simplement, le vendredi soir, le dimanche matin, le printemps, l'été, l'automne ou l'hiver, pour décider qu'il n'y a pas de meilleur moment que maintenant pour être -----------

-------------HEUREUX--------

Le bonheur est une trajectoire et non pas--------une destination----

Il n'en faut pas beaucoup pour être heureux.

Il suffit juste d'apprecier chaque petit moment et de le sacrer comme l'un des meilleurs moments de sa vie.

La source de ce poème est inconnue


 


 





 


 

15/10/2009

LE SECRET

Poème d'une amie,elle a participé à un concours , elle est arrivée 5ème sur 65

 

Un amour impossible !



Je me souviens toujours

De mon premier amour

Il est bien loin pourtant…

Le temps de mes seize ans


Il faisait ni chaud, ni froid

C’était où, à quel endroit ?

Dans un brouillard épais sur la dune

La moiteur d’une nuit sous la lune


C’était vraiment unique

Sur cette plage

Dans un nuage

L’instant était magique


Oui … je me souviens, ta douce main

M’effleurant la première fois le sein

Je me souviens de ce long baiser

Sur ma bouche déjà apprivoisée


N’ayant pas dormi de la nuit

quand le matin venait

des frissons irradiaient

nos jeunes corps tout engourdis


Que j’ai aimé ces heures de folie

Pleines de douceur exquise et d’envies


Te rappelles-tu nos nuits troublantes

Et puis les aurores naissantes ?

Notre jeunesse, notre innocence

Le don de soi dans l’ignorance



Tout le monde souhaite un jour revivre

cette émotion : nos coeurs, nos corps ivres

de bonheur, découvrant ainsi l’extase

quand avec passion nos corps s’embrasent

Pour la première fois

C’était la première fois…


C’était dans les années soixante,

pas de pilule, ni sida

ni préméditation délirante

les choses arrivaient comme ça


Que j’ai aimé cette période irréelle

Jamais je n’ai revu cet arc-en-ciel

C’est mon secret aujourd’hui

Ne le répète pas et oublie…


Mon amour était algérien de Kabylie

mais pendant la guerre

je devais me taire

et pourtant je l’ai tant aimé à la folie…

comme tous les pieds noirs, nous sommes partis

et je n’ai plus entendu parler de lui.

 

Jacqueline

08/10/2009

STE PELAGIE

Sainte-Pélagie était une prison parisienne. Elle était située entre l'actuel immeuble portant le numéro 56 de la rue de la Clef et celui du 11 de la rue Lacépède, dans le cinquième arrondissement.

 

Gérard de Nerval (1808-1855), écrivain, poète.

Incarcéré brièvement à Sainte-Pélagie en février 1832 pour tapage nocturne rue des Prouvaires, il se lie d'amitié avec le mathématicien républicain Évariste Galois. Ce séjour en prison lui inspire le poème ci-dessous, paru dans Petits Châteaux de Bohème (1853).

POLITIQUE (1832)

Dans Sainte-Pélagie,
Sous ce règne élargie,
Où, rêveur et pensif,
Je vis captif,
Pas une herbe ne pousse
Et pas un brin de mousse
Le long des murs grillés
Et frais taillés!
Oiseau qui fend l'espace...
Et toi, brise, qui passe
Sur l'étroit horizon
De la prison,
Dans votre vol superbe,
Apportez-moi quelque herbe,
Quelque gramen, mouvant
Sa tête au vent !
Qu'à mes pieds tourbillonne
Une feuille d'automne
Peinte de cent couleurs
Comme les fleurs !
Pour que mon âme triste
Sache encor qu'il existe
Une nature, un Dieu
Dehors ce lieu,
Faites-moi cette joie
Qu'un instant je revoie
Quelque chose de vert
Avant l'hiver !

07/10/2009

LE CIEL

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme!
Un arbre, par-dessus le toit
Berce sa palme.
La cloche dans le ciel qu'on voit
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
- Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse?

Paul Verlaine

Le ciel ce matin chez moi

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29/09/2009

LA FIN DE LA JOURNEE

Sous une lumière blafarde

Court, danse et se tord sans raison

La Vie, impudente et criarde

Aussi, sitôt qu'à l'horizon.

 

La nuit volupteuse monte,

Apaisant tout, même la faim,

Effaçant tout, même la honte,

Le Poëte se dit; (enfin !

 

Mon esprit, comme mes vertèbres,

Invoque ardemment le repos.

Le coeur plein de songes funèbres,

 

Je vais me coucher sur le dos

Et me rouler dans vos rideaux,

O rafraichissantes ténèbres ! )

Baudelaire

15/08/2009

MARIE

 

Sonnet à Marie
Je vous envoie un bouquet, que ma main
Vient de trier de ces fleurs épanouies,
Qui ne les eut à ces vêpres cueillies,
Tombées à terre elles fussent demain.

Cela vous soit un exemple certain,
Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries,
En peu de temps, seront toutes flétries,
Et, comme fleurs, périront tout soudain.

Le temps s'en va, le temps s'en va ma Dame,
Las ! le temps non, mais nous nous en allons,
Et tôt serons étendus sous la lame,

Et des amours, desquelles nous parlons
Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle :
Donc, aimez-moi, cependant qu'êtes belle.

 

Pierre de Ronsard

17/07/2009

La rose

Mignonne, allons voir si la rose

Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose

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Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vêprée,
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! Voyez comme en peu d'espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las ! Ses beautés laissé choir !
Ô vraiment marâtre Nature,
Puis qu'une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Pierre de Ronsard

15/07/2009

La TERRE

La terre


La terre est bleue comme une orange
Jamais une erreur les mots ne mentent pas
Ils ne vous donnent plus à chanter
Au tour des baisers de s'entendre
Les fous et les amours
Elle sa bouche d'alliance
Tous les secrets tous les sourires
Et quels vêtements d'indulgence
A la croire toute nue.
Les guêpes fleurissent vert
L'aube se passe autour du cou
Un collier de fenêtres
Des ailes couvrent les feuilles
Tu as toutes les joies solaires
Tout le soleil sur la terre
Sur les chemins de ta beauté.


Paul Eluard

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16/04/2009

Pensée

 

 

La pensée du jour

                                                                                       

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Le bonheur est un seul bouquet :

 

 

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Confus, léger

 

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Fondant, Sucré

 

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PAUL ELUARD

 

                                                                                   

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10/04/2009

recherche Maison à Vendre

 

                                                                                           

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MAISON A VENDRE

Au-dessus de la porte, une porte de bois mal jointe, qui laissait se mêler, dans un grand intervalle, le sable du jardinet 
 
et la terre de la route, un écriteau était accroché depuis longtemps, immobile dans le soleil d'été, tourmenté, secoué au vent d'automne :

Maison à vendre, et cela semblait dire aussi maison abandonnée, tant il y avait de silence autour.

Quelqu'un habitait là pourtant. Une petite fumée bleuâtre, montant de la cheminée de brique qui dépassait un peu le
 
mur, trahissait une existence cachée, discrète et triste comme la fumée de ce feu de pauvre. Puis à travers les ais
 
branlants de la porte, au lieu de l'abandon, du vide, de cet en-l'air qui précède et annonce une vente, un départ, on
 
voyait des allées bien alignées, des tonnelles arrondies, les arrosoirs près du bassin et des ustensiles de jardinier
 
appuyés à la maisonnette. Ce n'était rien qu'une maison de paysan, équilibrée sur ce jardin en pente par un petit
 
escalier, qui plaçait le côté de l'ombre au premier, celui du midi au rez.

de-chaussée. De ce côté-là, on aurait dit une serre.

Il y avait des cloches de verre empilées sur les marches, des pots à fleurs vides, renversés, d'autres rangés avec des
 
géraniums, des verveines sur le sable chaud et blanc. Du reste, à part deux ou trois grands platanes, le jardin était tout
 
au soleil. Des arbres fruitiers en éventail sur des fils de fer, ou bien en espalier, s'étalaient à la grande lumière, un peu
 
défeuillés, là seulement pour le fruit. C'était aussi des plants de fraisiers, des pois à grandes rames et au milieu de tout
 
cela, dans cet ordre et ce calme, un vieux, à chapeau de paille, qui circulait tout le jour par les allées, arrosait aux
 
heures fraîches, coupait, émondait les branches et les bordures.

Ce vieux ne connaissait personne dans le pays.

Excepté la voiture du boulanger, qui s'arrêtait à toutes les portes dans l'unique rue du village, il n'avait jamais de visite.
 
Parfois, quelque passant, en quête d'un de ces terrains à mi-côte qui sont tous très fertiles et font de charmants
 
vergers, s'arrêtait pour sonner en voyant l'écriteau. D'abord la maison restait sourde. Au second coup, un bruit de
sabots s'approchait lentement du fond du jardin, et le vieux entrebâillait sa porte d'un air furieux :

“ Qu'est-ce que vous voulez ?

- La maison est à vendre ?

- oui, répondait le bonhomme avec effort, oui... elle est à vendre, mais je vous préviens qu'on en demande très cher...
 
” Et sa main, toute prête à la refermer, barrait la porte. Ses yeux vous mettaient dehors, tant ils montraient de colère,
 
et il restait là, gardant comme un dragon ses carrés de légumes et sa petite cour sablée. Alors les gens passaient leur
 
chemin, se demandant à quel maniaque ils avaient affaire et quelle était cette folie de mettre sa maison en vente avec
un tel désir de la conserver.

Ce mystère me fut expliqué. Un jour, en passant devant la petite maison, j'entendis des voix animées, le bruit d'une
discussion.

“ Il faut vendre, papa, il faut vendre... vous l'avez promis... ” Et la voix du vieux, toute tremblante :

“Mais, mes enfants, je ne demande pas mieux que de vendre... voyons ! Puisque j'ai mis l'écriteau. ”
J'appris ainsi que c'étaient ses fils, ses brus, de petits boutiquiers parisiens, qui l'obligeaient à se défaire de ce coin
 
bien-aimé. Pour quelle raison ? je l'ignore. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'ils commençaient à trouver que la chose traînait
 
trop, et à partir de ce jour, ils vinrent régulièrement tous les dimanches pour harceler le malheureux, l'obliger à tenir sa
 
promesse. De la route, dans ce grand silence du dimanche, où la terre elle-même se repose d'avoir été labourée,
 
 
ensemencée toute la semaine, j'entendais cela très bien. Les boutiquiers causaient, discutaient entre eux en jouant au
 
tonneau, et le mot argent sonnait sec dans ces voix aigres comme les palets qu'on heurtait. Le soir, tout le monde s'en
 
allait ; et quand le bonhomme avait fait quelques pas sur la route pour les reconduire, il rentrait bien vite, et refermait
 
tout heureux sa grosse porte, avec une semaine de répit devant lui. Pendant huit jours, la maison devenait silencieuse.
 
Dans le petit jardinet brûlé de soleil, on n'entendait rien que le sable écrasé d'un pas lourd, ou traîné au râteau.
 
 

De semaine en semaine cependant, le vieux était plus pressé, plus tourmenté. Les boutiquiers employaient tous les
 
moyens. on amenait les petits-enfants pour le séduire :

“ voyez-vous, grand-père, quand la maison sera vendue, vous viendrez habiter avec nous. Nous serons si heureux tous
 
ensemble !... ” Et c'était des apartés dans tous les coins, des promenades sans fin à travers les allées, des calculs faits
 
à haute voix, Une fois j'entendis une des filles qui criait :

“La baraque ne vaut pas cent sous... elle est bonne à jeter à bas. ”
 

Le vieux écoutait sans rien dire, on parlait de lui comme s'il était mort, de sa maison comme si elle était déjà abattue. Il

allait, tout voûté, des larmes dans les yeux, cherchant par habitude une branche à émonder, un fruit à soigner en

passant ; et l'on sentait sa vie si bien enracinée dans ce petit coin de terre qu'il n'aurait jamais la force de s'en arracher.


En effet, quoi qu'on pût lui dire, il reculait toujours le moment du départ. En été, quand mûrissaient ces fruits un peu

acides qui sentent la verdeur de l'année, les cerises, les groseilles, les cassis, il se disait : “Attendons la récolte... Je

vendrai tout de suite après. ” Mais la récolte faite, les cerises passées, venait le tour des pêches, puis les raisins, et

après les raisins ces belles nèfles brunes qu'on cueille presque sous la neige. Alors l'hiver arrivait. La campagne était

noire, le jardin vide. Plus de passants, plus d'acheteurs. Plus même de boutiquiers le dimanche. Trois grands mois de

repos pour préparer les semences, tailler les arbres fruitiers, pendant que l'écriteau inutile se balançait sur la route,

retourné par la pluie et le vent.


A la longue, impatients et persuadés que le vieux faisait tout pour éloigner les acheteurs, les enfants prirent un grand

parti. Une des brus vint s'installer près de lui, une petite femme de boutique, parée dès le matin, et qui avait bien cet

air avenant, faussement doux, cette amabilité obséquieuse des gens habitués au commerce. La route semblait lui

appartenir. Elle ouvrait la porte toute grande, causait fort, souriait aux passants comme pour dire :


“ Entrez... voyez..., la maison est à vendre ! ” Plus de répit pour le pauvre vieux.

Quelquefois, essayant d'oublier qu'elle était là, il bêchait ses carrés, les ensemençait à nouveau, comme ces gens tout

près de la mort qui aiment à faire des projets pour tromper leurs craintes. Tout le temps, la boutiquière le suivait, le

tourmentait :


“ Bah ! à quoi bon ?... c'est donc pour les autres que vous prenez tant de peine ? ”


Il ne lui répondait pas et s'acharnait à son travail avec un entêtement singulier. Laisser son jardin à l'abandon, c'eût été

le perdre un peu déjà, commencer à s'en détacher. Aussi les allées n'avaient pas un brin d'herbe ; pas de gourmand aux

rosiers.


En attendant, les acquéreurs ne se présentaient pas. C'était le moment de la guerre, et la femme avait beau tenir sa

porte ouverte, faire des yeux doux à la route, il ne passait que des déménagements, il n'entrait que de la poussière. De

jour en jour, la dame devenait plus aigre. Ses affaires de Paris la réclamaient. Je l'entendais accabler son beau-père de

reproches, lui faire de véritables scènes, taper les portes. Le vieux courbait le dos sans rien dire et se consolait en

regardant monter ses petits pois, et l'écriteau, toujours à la même place :


Maison à vendre.

 

Alphonse Daudet

 

 

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