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22/09/2014

L'AUTOMNE

 L'Aube est moins claire

L'aube est moins claire, l'air moins chaud, le ciel moins pur ;
Le soir brumeux ternit les astres de l'azur.
Les longs jours sont passés ; les mois charmants finissent.
Hélas ! voici déjà les arbres qui jaunissent !
Comme le temps s'en va d'un pas précipité !
Il semble que nos yeux, qu'éblouissait l'été,
Ont à peine eu le temps de voir les feuilles vertes.

Pour qui vit comme moi les fenêtres ouvertes,
L'automne est triste avec sa bise et son brouillard,
Et l'été qui s'enfuit est un ami qui part.
Adieu, dit cette voix qui dans notre âme pleure,
Adieu, ciel bleu ! beau ciel qu'un souffle tiède effleure !
Voluptés du grand air, bruit d'ailes dans les bois,
Promenades, ravins pleins de lointaines voix,
Fleurs, bonheur innocent des âmes apaisées,
Adieu, rayonnements ! aubes ! chansons ! rosées !

Puis tout bas on ajoute : ô jours bénis et doux !
Hélas ! vous reviendrez ! me retrouverez-vous ?

Victor HUGO

Automne

Dans le brouillard s’en vont un paysan cagneux
Et son bœuf lentement dans le brouillard d’automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux

Et s’en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d’amour et d’infidélité
Qui parle d’une bague et d’un cœur que l’on brise

Oh ! l’automne l’automne a fait mourir l’été
Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises

Guillaume APOLLINAIRE 

 

Les colchiques

Le pré est vénéneux mais joli en automne
Les vaches y paissant
Lentement s'empoisonnent
Le colchique couleur de cerne et de lilas
Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là
Violâtres comme leur cerne et comme cet automne
Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne

 

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Les enfants de l'école viennent avec fracas
Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica
Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères
Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières
Qui battent comme les fleurs battent au vent dément

Le gardien du troupeau chante tout doucement
Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent
Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'Automne

Guillaume Apollinaire

 
 
 

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21:46 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (6)

02/06/2012

Mére

 

J'ai de toi une image

Qui ne vit qu'en mon coeur.

Là, tes traits sont si purs.

Que tu n'as aucun âge.

 

Là, tu peux me parler

Sans remuer les lèvres,

Tu peux me regarder

Sans ouvrir les paupières.

 

Et lorsque le malheur

M'attend sur le chemin,

Je le  sais par ton coeur

Qui bat contre le mien.

 

Vers le soir, tu me parles parfois de la mort

Comme si tu étais déjà absente,

Comme si ton coeur se détachait sans effort

De la vie dont tu fus la docile servante.

 

Tu me parles paisiblement de la maison

Qu'il ne faudra pas vendre et des vieux groseillers

De ton jardin qu'on ne devra pas arracher,

Et des miettes de pain à donner aux pinsons

Qui viennent dès l'hiver picorer dans la cour,

Et de tous ces simples travaux de tous les jours

Que tes mains dénouées auront abandonnés

 

Et ta voix coule alors, pareille à un ruisseau

Qui s'en va humblement, comme le veut sa pente,

Mais qui,sans le savoir, fait refleurir la menthe

Et met au creux des prés des morceaux de ciel bleu.

 

Maurice Carême

 

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Je vous offre cette rose de mon jardin

 

 



14:57 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (6)

24/04/2012

Les animaux

 

J’ai toujours aimé les animaux
Et particulièrement les chiots
Mais j’aime aussi les chatons
Ils me font de si beaux ronrons


Je ne me lasse jamais de les approcher
Je voudrais qu’ils puissent me parler
Qu’ils me disent ce qui leur plairait
Je n’aime jamais y aller à peu près

Souvent, j’ai l’impression qu’ils me comprennent
Qu’avec mes douceurs je leur revienne
Quand ils se collent tout contre moi
Et que leur queue est pleine de joies

Celui qui les a inventés le savait
Que la majorité des gens les aimeraient
Qu’on s’en ferait d’ailleurs un copain
Qu’on le voudrait avec nous au quotidien

Que leurs yeux, leur lèche, tout nous séduirait
Qu’ils seraient un bon ami tout à fait
Si le chien est le meilleur ami de l’homme
Le chat se fait aimer de chaque personne

Dans les deux cas, y’en a de si beaux
Que notre amour devient parfois bien gros

Texte Claude Marcel Breault

chez maya

 

hebergeur d'image

08:43 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (11)

 
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